Tendance Jusqu’où ? Faudra-t-il bientôt acheter son ticket pour aller au restaurant ?

Les New Yorkais ont découvert le phénomène en décembre lorsque l’un des plus prestigieux établissements de la ville, Per Se, a annoncé qu’il abandonnerait en 2015 le système de réservations conventionnel pour adopter un modèle d’achat de ticket avec paiement à l’avance. Le dispositif, baptisé Tock a été inventé en 2012 à Chicago pour les 2 restaurants du célèbre chef Grant Achatz. Les dîneurs y réservent on line et prépaient à l’avance la totalité de leur dépense future à l’exception des boissons alcoolisées. Les tickets n’y sont absolument pas remboursables. Pour son déploiement futur, et dans des restaurants moins recherchés, le logiciel proposera plus de flexibilité quant à la fixation du montant « minimum » d’accès à la table. Différentes formules sont envisageables, d’un simple droit d’accès au règlement intégral de la prestation que l’on souhaite réserver. Un des dirigeants de Lettuce Entertain You, un des groupes de restauration majeurs de Chicago – 80 restaurants & $400M de CA- va tester le système sur un de ses établissements. Le créateur de Tock offre de sérieux arguments : externalisation complète des réservations et surtout surpression quasi intégrale des no shows, une des plaies du secteur, qui concernerait 10% environ des réservations. L’insight bento : le système Tock parait un peu éloigné de nos manières de procéder hexagonales mais il présente des bénéfices certains pour le restaurateur mais aussi pour le dineur qui retrouve un accès direct et transparent aux tables les plus recherchées. Pour les générations qui vont accéder à la fréquentation de ce type de lieux, vivent en permanence « digital » et sont plus familiers des pratiques de pré-réservation ou prépaiement qui simplifient la vie, le gap n’est sans doute pas aussi important que l’on se l’imagine…