Pizza Hut se réinvente…

Article écrit pour l’Hôtellerie Restauration

Nouvelle pâte plus artisanale, nouveau prototype de restaurant avec bar à pizza à la coupe, table digitale pour composer sa pizza comme sur un iphone, le géant de la pizza met les bouchées doubles.

2014 Année aérienne & artisanale…

En début d’année Pizza Hut a lancé une version plus légère et quasiment ( !) aérienne de sa fameuse pâte pétrie à la main, la « Hand Tossed ». Volontairement artisanale, la pâte présente des imperfections : les poches d’air irrégulières donnent à chaque pizza un aspect unique. La pâte est finie avec un souffle de beurre aillé et garnie de mozzarella. Un délice aussi accessible qu’authentique disponible pour $10 en tous formats qui n’a pas été si simple à implanter puisqu’il a nécessité de développer le programme de formation le plus ambitieux des deux dernières décades.A la clef cependant de nombreux bénéfices dont le moindre n’est pas la nouvelle motivation des équipiers qui redécouvrent le plaisir de fabriquer plus librement les pizzas.

Top départ pour la pizza à la part

Parallèlement, l’enseigne a démarré des tests sur la pizza à la part, une vraie révolution ! Sur 2 établissements, la chaîne qui en compte 6400 aux Etats Unis, propose ainsi un « pizza slice bar », un bar à pizza à la coupe. Elle s’était jusqu’à maintenant toujours refusée à travailler ce segment jugé trop compétitif et trop éloigné de son mode de fabrication. Mais l’essor des nouveaux concepts de pizza « fast casual » qui proposent des pizzas personnalisables, fabriquées minute et à emporter comme Pizza Locale ou MOD Pizzas ont remis en cause ces choix stratégiques. Pizza Hut désire désormais au moins vérifier le potentiel de cette offre qui devrait lui permettre de marquer des points sur le marché du déjeuner & du nomadisme. Si l’un des prototypes reste proche d’un Pizza Hut habituel, avec une part prépondérante accordée à la livraison, l’autre, développé à York, louche beaucoup vers le fast casual avec des menus boards digitaux pour plus de flexibilité, ses 80 places, ses spécialités de pâtes sautées pour le diner ou ses salades minute… Résultat cette année !

Digital oh mon digital

Côté digital, Pizza Hut met aussi les bouchées doubles en testant une table interactive qui permet comme sur une application géante, de composer la pizza de ses rêves… Ajouter des toppings, en enlever, changer de taille, changer de pâte… Voilà ce qui ramène du fun à la commande. Annoncé en mars juste avant le grand salon de la high tech mondiale à San Francisco, cette nouvelle innovation était cependant attendue, car le grand rival de l’enseigne, Domino’s Pizza a pris quelques longueurs d’avance sur le sujet : 40% de ses commandes aux Etats Unis sont ainsi prises par le canal digital. Son service Pizza Profile permet au client de garder en mémoire ses commandes et ses recettes préférées tandis qu’au Royaume Uni, la Domino live Platform donne la possibilité de voir en direct la fabrication des pizzas.

Tous ces tests n’empêchent pas Pizza Hut de rester à l’écoute de ses clients comme en témoigne sa dernière promotion très sympathique. Pour rendre le 15 avril – jour de la déclaration d’impôt aux Etats Unis- plus doux, l’enseigne offre un menu spécial à prix discounté disponible online avec le code TAXDAY. Une jolie idée…

http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration-pizza/2014-04/Pizza-Hut-se-reinvente.htm?onl=nl

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Un nouveau marketing modeste en restauration

Aujourd’hui s’alimenter c’est se montrer. Cette dimension de partage et de démonstration est au cœur des nouveaux concepts de restauration urbains.

Faire connaissance autour d’un plat

Manger est une expérience sociale: la startup EatWith se lance sur ce créneau en proposant une plateforme de mise en relation entre touristes recherchant des bons plats faits maison et des résidents locaux souhaitant rencontrer de nouvelles personnes. Après le succès d’AirBnB, Eatwith propose une alternative aux restaurants plus humaine et plus personnalisée.Un choix que cautionne SuperMarmite, désormais présent en France, qui donne aux particuliers la possibilité de cuisiner et de se faire payer par des inconnus. On renseigne sur le site la recette que l’on va réaliser et les prospects potentiels passent commande de 1, 2, 3 portions… C’est la nouvelle cuisine maison !

Un nouveau marketing modeste

Cette envie d’échange se traduit par un rapprochement avec la cuisine et les chefs, aujourd’hui très présents au sein de leur restaurant. Le nom restaurant, trop convenu, tend à être remplacé par des appellations plus « cool » comme café ou bistrot. Outre-Manche, on note la réapparition de la « taverne ». Le flambant neuf et très haut de gamme hôtel London Edition qui vient d’ouvrir grâce aux efforts du groupe Marriott et de Ian Schrager, l’inventeur des boutique hôtels, abrite pour sa restauration une « Berner’s Tavern » qui n’a rien de très humble avec ses kilomètres de lambris et ses lustres majestueux. Dans le quartier mode de Shoreditch, c’est également une « taverne des marchands » que vient de lancer la célèbre chef Angela Hartnett. Des noms simples pour des offres qui le sont moins…

http://www.eatwith.com/

http://www.super-marmite.com/

Article publié dans l’hotellerie restauration

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Kickstarter, une future clef du financement en restauration ?

Kickstarter est un site de « crowdfunding », c’est à dire qu’il donne la possibilité de faire à appel au grand public, plutôt qu’aux banques, pour financer son projet. Son succès commence à toucher la restauration….

Des films, des vidéos, de la mode, de la musique et maintenant des restaurants…

Aux Etats Unis où il a été créé en 2009,  Kickstarter a déjà permis la création de plus de 60000 projets dans des domaines très différents. Le fonctionnement est simple : le créateur fixe un objectif de collecte de fonds & une date limite. Si l’objectif est atteint avant la date, le paiement des soutiens est déclenché; sinon personne ne paye. Kickstarter se finance en prélevant 5 % des fonds collectés. La nouveauté c’est que de plus en plus de restaurants ouvrent leurs portes grâce à des deniers collectés sur Kickstarter…

La prime à la créativité

A San Francisco, la Garden Bakery a ainsi levé $35000 (26000€) pour financer son truck à sorbets tandis que le Myriad Gastro Pub a récolté $63000 (46000€). Ce ne sont que de petits coups de main, puisque le coût de construction moyen d’un restaurant dans la ville s’élève plutôt à $600000 (450000€), mais ils sont parfois bien utiles pour démarrer et se bâtir avant même l’ouverture une bonne base de clients fans.  Parfois, les enjeux sont plus élevés : pour leur projet « Travail Kitchen » dans le Minnesota, les fondateurs ont réussi à récupérer plus de $75000  en 6 heures avec une belle brochette de récompenses en échange : des coupe-file – le restaurant ne prendra pas de réservations- des dîners offerts, des places pour l’inauguration, des cours de cuisine, leur nom sur le « mur de la famille » et même un exemplaire du calendrier sexy des chefs en 2014… Pour émerger, il faut savoir communiquer !

A San Francisco, la Garden Bakery a ainsi levé $35000 (26000€) pour financer son truck à sorbets tandis que le Myriad Gastro Pub a récolté $63000 (46000€). Ce ne sont que de petits coups de main, puisque le coût de construction moyen d’un restaurant dans la ville s’élève plutôt à $600000 (450000€), mais ils sont parfois bien utiles pour démarrer et se bâtir avant même l’ouverture une bonne base de clients fans.  Parfois, les enjeux sont plus élevés : pour leur projet « Travail Kitchen » dans le Minnesota, les fondateurs ont réussi à récupérer plus de $75000  en 6 heures avec une belle brochette de récompenses en échange : des coupe-file – le restaurant ne prendra pas de réservations- des dîners offerts, des places pour l’inauguration, des cours de cuisine, leur nom sur le « mur de la famille » et même un exemplaire du calendrier sexy des chefs en 2014… Pour émerger, il faut savoir communiquer !

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Groupon or not Groupon: le marché des “deals” aux Etats-Unis

Un des secteurs qui a profité de la crise aux Etats Unis, c’est bien celui des deals. La récession a poussé les opérateurs à réduire leurs coûts mais l’autre clef du retour à la profitabilité, c’est de faire revenir les clients dans son restaurant. Pour cela, le deal – le fort rabais consenti à un client via un site à forte visibilité- est une arme sans prix.

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Des tablettes ou des hommes ?

Rajat Suri ne hait pas les serveurs, ce qu’il déteste c’est attendre… C’est pourquoi il a développé la tablette tactile Presto qui permet de consulter le menu d’un restaurant, de commander et de payer sans jamais parler à un serveur. La navigation se fait en cliquant sur les photos des plats et la carte de crédit est ensuite lue par le terminal pour le paiement. Il est même possible de diviser la note comme on le veut entre les convives et de se faire envoyer le reçu par email. « Les gens ont été profondément transformés par l’Internet et attendent plus de rapidité de service et d’accès à l’information,” déclare Suri pendant un repas à Santorini, le premier restaurant de San Francisco à tester l’engin.

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