Dindin Kitchen, tradition perse et traitement urbain à Londres …

Article écrit pour l’Hotellerie Restauration

Alors que le Moyen-Orient s’affirme comme une source d’inspiration culinaire porteuse, un ex-trader de la city mise sur la cuisine perse

La modernité d’un recours massif aux légumes et aux herbes

Le challenge n’est pas mince : il s’agit d’adapter une cuisine ancienne à un mode de consommation contemporain. Dans la tradition iranienne, les ingrédients habituels sont le riz, la viande, le poisson, le pain plat « lavash », le fromage, le yoghurt, les noix et bien sûr les épices comme la cannelle ou le safran, mais ce qui la caractérise c’est l’usage intensif des légumes verts, fruits frais ou secs et des herbes fraîches. Le plat emblématique reste le Chelo : kebab d’agneau et riz, qui complète une offre étoffée de grill précuite et finie à la commande, servie en assiette ou en wrap. A déguster avec une salade aubergine-lentilles-oignons frits, un riz aux baies et aux épices ou un soufflé végétarien, après une soupe traditionnelle à l’agneau réveillée de citron confit ou des boulettes de viande odorantes. Plusieurs classiques libanais plus immédiats complètent la gamme, conçue pour être aussi facile à emporter qu’à consommer sur place. Côté dessert, des granités perses sont à personnaliser avec des griottes, du jus de citron frais ou de l’eau de rose.

Une efficacité très étudiée

La conception du lieu allie l’efficacité avec un comptoir central de commande et une zone libre service bien scénarisée avec de jolies touches de couleur orientales. Le service privilégie la rapidité tout en restant disponible pour les indispensables explications. Un joli exercice où l’indolence orientale parfume les recettes sans perturber une fonctionnalité très citadine.